Contrairement à l'idée reçue d'une génération Z désintéressée de l'alcool, une étude de l'IWSR (International Wine and Spirit Research), relayée par Business Insider, montre que les jeunes n'ont pas renoncé à l'alcool, mais ont simplement tardé à en découvrir les plaisirs… et les risques.
74 % d'entre eux ont consommé des boissons alcoolisées ces six derniers mois, un niveau quasi similaire au reste de la population adulte (76 %).
Comme le résume Marten Lodewijks, PDG de l'IWSR : "Ils arrivent en retard à la fête, mais ils ne la manquent pas pour autant". Un décalage qui s'explique par les différentes vagues de confinements dus au Covid-19. "Ils atteignaient littéralement l'âge adulte au moment où tout s'est arrêté", rappelle l'expert. Ce retard est également né de l'inflation et de la peur de nuire à leur réputation en apparaissant complètement ivres sur les réseaux sociaux. Des problématiques générationnelles donc.
Dave Williams, expert du secteur des spiritueux et des boissons alcoolisées, souligne d'ailleurs que cette prudence et cette méfiance entraînent un retard à l'entrée sur le marché, mais incitent les jeunes à privilégier la qualité : "Lorsqu'ils achètent de l'alcool, ils ont tendance à privilégier les produits haut de gamme, de meilleure qualité et plus chers".
Particulièrement friande de cocktails consommés en groupe, la génération Z adopte ainsi une approche plus progressive, tandis que les millennials et la génération X demeurent les plus grands consommateurs d'alcool, devançant légèrement les plus jeunes, et que les baby-boomers ralentissent leur consommation (71 % d'entre eux disent avoir bu au cours des six derniers mois).
