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Bref essai de la Geely E5 – SUV électrique sans surprise

  • 23 juin 2026 15:30

Geely est un monstre dans le monde automobile. C’est notamment le (co)propriétaire de Volvo, Polestar, Lotus, Lynk & Co, Smart, Zeekr entre autres avec sa propre marque. Geely débarque en Europe avec, notamment, l’E5 que j’ai pu brièvement tester lors du Link2Fleet Zero Emission Experience Event.

La Geely E5 est un SUV 100 % électrique de 4,60 m de long. Le design est lisse, à la chinoise. Sans relief. Soit ! Pas de surprise non plus à bord. C’est dans l’ordre des choses avec un cockpit dominé par l’écran tactile. Il n’y a pratiquement pas de boutons, sauf quelques fonctions de base pour le dégivrage, la climatisation et le volume. Ainsi, pour régler les rétroviseurs, il faut passer par cette dalle. Pareil pour le toit ouvrant. Une habitude chinoise qui, espérons-le, va s’atténuer, puisque Pékin a demandé de constructeur de replacer des commandes physiques pour clignotants, essuie-glaces et feux de détresse. Le tout-tactile va s’estomper. En attendant, il faut encore s’habituer au tapotage sur la tablette de 15,4 pouces. Ou le demander par la voix avec "Hey Geely". Pour suivre la conduite, c’est un écran de 10,2 pouces sans originalité. 

Dépassement automatisé

L’univers dans l’habitacle est plutôt réconfortant. Les équipes de Geely y ont mis les formes. La finition est bonne. Il y a aussi une petite idée bien pratique : un tiroir de rangement sous le siège arrière. Mais pas de frunk à l’avant pour le câble. Et pas de ventilation pour le chargeur à induction entre les sièges. La Geely E5 dispose d’un moteur électrique de 218 ch (160 kW). Il était associé à sa plus grande batterie : celle de 68,1 kWh. Ce qui garantit une autonomie WLTP de 450 km. Ce qu’il m’a été impossible à vérifier durant cette brève promenade dans les alentours de Louvain (Leuven). Tout comme (fort heureusement) les 5 étoiles EuroNCAP. Je n’ai pas non plus pu la charger, sachant que sa puissance de charge maximale est de 120 kW. Avec un temps de charge dans la moyenne (30 minutes pour le 10-80 %).

Ce que j’ai pu tester, par contre, c’est l’aide au dépassement. L’E5 dispose d’aides ADAS de conduite semi-autonome. Elle peut ainsi se charger de dépasser "à votre place" sur les routes à double voie. Le régulateur de vitesse est également capable de prendre en main une grande partie de la conduite autoroutière. Mais il faut rester vigilant et maître du véhicule. D’autant que les commandes au volant manquent de clarté. Y compris pour le régulateur. Il y a une étoile pour la touche personnalisée, qui peut être la coupure de l’alerte de vitesse. 

Sur la route, le confort est assuré. Tant que l’on roule tranquillement. Car ce SUV manque cruellement de dynamisme. Cette voiture est clairement à destination des ménages en quête de bonne affaire financière. Notez que la pompe à chaleur est disponible, tout comme les sièges chauffants et ventilés dès la finition Pro vendue 37.990 € en Belgique, avec la batterie de 60 kWh. Pour celle de 68 kWh, la Pro+ demande un effort supplémentaire de 2000 €. Pour la sono premium Flyme, le hayon électrique, la banquette arrière chauffante et le toit panoramique, c’est l’E5 Max, sur 19 pouces, à 41.990 €

Texte et photos : © Olivier Duquesne 

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