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Estimé à 300 000 euros, ce sac révolutionnaire en "cuir de T-rex" fait un flop aux enchères

  • 17 juin 2026 15:25

Oui, vous avez bien lu. La paléontologie s’unit à la haute couture dans un mariage des plus improbables. Le sac à main, composé de véritables cellules de Tyrannosaure Rex, a récemment été la star d’une vente aux enchères unique à l’Hôtel Drouot de Paris, organisée par la maison Giquello. 

Estimé entre 300 000 et 500 000 euros, cet accessoire de prestige n'a malheureusement pas trouvé preneur, les offres n'ayant pas été à la hauteur du montant espéré. 

Pièce d’exception ornée de diamants noirs et de détails en argent, le "T-Rex Leather"  est le fruit d'une véritable prouesse scientifique. C’est la découverte de restes de collagène dans le fémur d'un fossile de T-Rex dans le Montana (États-Unis) qui a permis sa confection 25 ans plus tard. "Ces dernières années, on a réussi à développer des techniques, des biotechnologies avec lesquelles on peut donner des instructions à une culture cellulaire pour construire, entre guillemets, en laboratoire, de la vraie peau de T-Rex", a récemment indiqué à l’agence AFP Iacopo Briano, expert en paléontologie, qui s’était associé à la mise en vente.

Pour la maison d'enchères Drouot, il s’agit d’"un événement sans précédent dans l'histoire du luxe". Parce qu’au-delà du sensationnalisme, cet objet hybride constitue un véritable manifeste pour une mode plus éthique. Les avancées scientifiques ont ainsi permis de créer du cuir cellulaire 100% biologique et organique, "sans aucun recours à l’élevage animal”, contrairement au simili-cuir vegan souvent dérivé du plastique. "Le cuir cellulaire ouvre une nouvelle voie : celle d’une exclusivité qui ne repose plus sur le prélèvement ni sur l’élevage intensif". 

Cependant, l’innovation a un prix et n’est pas dénuée de tout risque. 

Faute de comparaison sur le marché du luxe, la maison Giquello qui orchestrait la vente aux enchères a dû "inventer un prix", s’appuyant à la fois sur la rareté de la pièce et sur les investissements colossaux requis pour la créer. "300 000 euros, c’est beaucoup d’argent. En même temps, c’est une chose unique au monde. Le rare étant cher, voilà le résultat", confiait d’ailleurs Alexandre Giquello.

Si l’enchère n’a pas rencontré le succès escompté auprès des collectionneurs, cette expérience sans précédent démontre que le luxe de demain trouve aussi sa place dans les laboratoires de biotechnologie. 

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