Un service puissant et un cri libérateur. Au tennis notamment, il n’est pas rare d’entendre d’impressionnants hurlements sur le court, contrastant avec le calme dont certains sportifs peuvent faire preuve en interview.
Tension à son maximum, nerfs qui lâchent, mouvement qui se libère : si le cri vient compléter une attitude physique, il permet aussi de débloquer le mental. En effet, la science confirme que le cri des athlètes (joueurs de tennis, karatékas…) possède de nombreuses vertus.
Sur le plan physique, le hurlement amène une meilleure contraction abdominale et permet ainsi d’augmenter la puissance du sportif. Une étude, venue des États-Unis et publiée en 2014, démontre que pousser un cri permet de gagner 6 km/h sur la vitesse d’une balle de tennis. Au-delà de ce gain technique, les bénéfices psychologiques s’avèrent tout aussi déterminants. Ce moyen très spécifique d’expression aide l'athlète non seulement à relâcher la pression mais aussi à booster sa confiance durant l’effort, tout en maintenant un niveau élevé de concentration.
À titre d’exemple, le cri de combat au karaté, le "kiai", représente une étape clé de la pratique qui nécessite une implication totale, tant physique que psychologique, pour pouvoir déployer toute son énergie.
Le cri peut également constituer une stratégie, un levier puissant d’intimidation ou une manière d’user l'adversaire. Au tennis, cette communication particulière fait souvent l’objet de critiques, certains la considérant comme de la triche. Par ailleurs, la Fédération internationale de tennis planche en ce moment même sur une réglementation de ces hurlements.
