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Court essai de la DS N°7 – SUV aux dents longues

  • 03 nov. 2026 11:30

DS Automobiles tient à préserver son identité envers et contre tout. La N°7 répond aux préceptes du design directement identifiable et d’un univers inspiré de l’horlogerie et de la joaillerie, avec un sens très parisien du luxe. Ce SUV « premium », disponible en électrique et en hybride, peut-il infléchir la tendance ? Petite balade en Brabant wallon pour en avoir le cœur net.

DS N°7

Désormais directement associée au directoire de Citroën, DS Automobiles sort son va-tout. Après la N°8 et la N°4, voici la N°7. Ce SUV de 4,66 m de long et 1,63 m de haut n’abandonne pas ses feux de jours en crocs. Le coup de crayon est feutré avec quelques lignes complexes, dans un ensemble cohérent et plaisant à l’œil. La griffe DS n’échappe pourtant pas à quelques références au chevron. D’ailleurs, comme d’autres modèles du groupe Stellantis, la C5 Aircross et la DS N°8 par exemple, cette voiture repose sur la plateforme STLA Medium. 

DS N°7

2 ou 4 roues motrices

Lors de ce test organisé par l’importateur, j’ai pu prendre le volant de la version E-Tense (100 % électrique) à deux roues motrices avant de 169 kW (230 ch) et 343 Nm avec la « petite » batterie de 73,7 kWh (80 kWh bruts). DS annonce une autonomie maximale de 643 km, alors que les chiffres WLTP en cycle combiné indiquent 543 km. En me fiant à l’ordinateur de bord, je peux estimer la consommation moyenne de l’exemplaire testé à 18 kWh/100 km. Ce qui donne 410 km ! Il existe aussi une variante de 180 kW (245 ch) et une autre à 4 roues motrices de 257 kW (350 ch) toutes deux avec une batterie plus grande (97,2 kWh) « française ». Celle de 245 ch affiche une autonomie de 740 km en WLTP. Il s’agit de la déclinaison pour ceux qui ne veulent pas faire trop de pauses lors des longs trajets autoroutiers. Même si la puissance de charge plafonne à 160 kW en DC. En AC, c’est 11 kW ou 22 kW en option.

DS N°7

Démarrons ce SUV ! Le sélecteur est un basculeur posé sur la console entre les sièges. On peut aussi observer quelques boutons translucides à ses côtés. Ce sont notamment ceux pour le mode de conduite, l’accès direct au menu principal et, côté passager, pour régler le volume. Il y a aussi des commandes au volant et une rampe de commande pour la climatisation et les réglages des aides à la conduite (en laissant le doigt sur le bouton « voiture », on coupe les alertes de limitation de vitesse). La dalle tactile de 15 pouces est toute en longueur. Ce qui la rend finalement discrète. Outre le combiné numérique derrière le volant, avec plusieurs types de vues, il y a également l’affichage tête haute en option. Quoi qu’il en soit, l’ergonomie est cohérente et intuitive. Même si le tactile peut se montrer un peu têtu et capricieux parfois.

DS N°7

Pas comme la DS

Les premiers tours de roue démontrent de suite que la voiture peut absorber les imperfections de la chaussée avec élégance. Une caméra analyse la route et prépare le châssis à encaisser. DS appelle ça l’Active Scan Suspension. Cela marche bien, sur des 20 pouces. Même si, après un petit tour sur le même circuit au volant d’une DS23 de 1974, les ralentisseurs ne s’avalent plus en 2026 aussi facilement qu’avec la suspension hydraulique de la vénérable ancêtre. Pas de gros choc dans le dos avec la DS N°7, mais un véhicule qui va suivre la vague au lieu l’absorber. 

DS N°7

Le SUV ne s’écrase pas non plus en conduite plus active. Malgré ses 2 tonnes, il tient le rythme malgré une direction manque de prise directe avec la route. Il faut toutefois garder à l’esprit que les freins doivent être costauds avec une telle masse pour ne pas devoir arrondir les fins de courbe. Même si les palettes au volant permettent de jongler avec la régénération et l’intensité de ralentissement au lever de pied.

DS N°7

Sur une petite portion à 120 km/h, la N°7 a fait preuve d’un vrai sens du confort et de quiétude. Voluptueuse, la Française a une accélération franche (0 à 100 km/h en 7,7 s). Techniquement, elle peut atteindre les 190 km/h. On n’est pas en Allemagne, on va donc laisser le cruise control gérer la limitation. La consommation monte ici à plus de 21 kWh/100 km. Malgré la météo pluvieuse, rien ne semble perturber sa marche. Et pour éviter de s’enrhumer, notre modèle disposait du pack « confort absolu » avec les sièges Lounge qui ont un appuie-tête chauffant pour caresser chaleureusement la nuque. En sus, cet équipement ajoute le volant chauffant et le système multimédia Electra 3D by Focal. 

DS N°7

Miroir ou écran

Il n’y a pas que l’ambiance sonore qui peut créer un cocon rassurant à bord de la DS N°7. Il y a aussi le toit panoramique à la surface augmentée. Cependant, pas de verre électrochromatique, pour se protéger des rayons du soleil, il faut se contenter d’un store en toile. Les passagers arrière ont suffisamment d’espace pour vivre le voyage sans trop de courbatures. Ils pourront même s’assurer d’une certaine intimité si le conducteur a opté pour la vision par écran du rétroviseur central. Un clapet permet de basculer entre le miroir classique pour tenter de discerner ce qui passe à l’arrière à travers la petite lunette ou d’augmenter son champ visuel, sans gêne, grâce à une caméra placée à l’extérieur. Laquelle est protégée des projections de pluie.

DS N°7

Reste un point fort de la DS N°7 : son coffre. En hybride de 145 ch (avec un 1.2 l aidé par un moteur électrique de 21 kW), il atteint 560 l en ouvrant simplement le hayon électrique. Pour notre variante électrique, il reste encore, malgré la batterie, 545 l sous le couvre-bagages. Un espace modulable avec un plancher à deux niveaux. En enlevant la planche à chapeau, on arrive même à 645 l. En rabattant la banquette, le volume maximal atteint 1670 l. Pas mal. Toutefois, n’espérez pas ranger le câble dans un frunk à l’avant. Il n’y en a pas sous le capot. Pas de rail de toit non plus. Par contre, il est possible d’installer un crochet d’attelage.

DS N°7

Dans l’habitacle, le téléphone (mais un seul) trouvera place sur le chargeur à induction. Il y a un petit coffre sur la console flottante pour y laisser, par exemple, des clés. Pour les bouteilles et canettes, il faudra faire un peu de gymnastique de la main pour les récupérer sur les porte-gobelets sous la planche de bord. Cependant, il y a suffisamment de zones pour vider ses poches, y compris un bac de rangement entre les sièges avant. Le tout avec des matériaux plus ou moins raffinés en fonction de la finition. Il y a même des garnitures en bois véritables dans le catalogue. Ce n’est pas le cas dans notre DS N°7 Étoile n’échappant pas aux plastiques tentant d’imiter de nobles matières. La pompe à chaleur fait partie de l’équipement de série de la finition Étoile, comme sur Pallas et La Première.

DS N°7

Les tarifs

En Belgique en novembre 2026, la DS N°7 E-Tense FWD 230 Étoile essayée ici coûte 66.791 € avec la teinte gris Palladium (1112 €), le cuir Nappa noir basalte (2127 €), le toit panoramique avec protection thermique et acoustique (967 €), le chargeur embarqué AC 22 kW (725 €), le kit anticrevaison (73 €) ainsi que les packs Tech Absolu (avec affichage tête haute et phages Night vision – 2127 €) et Confort Absolu (pare-brise chauffant, sièges Lounge avec chauffage de nuque – 2417 €). 

DS N°7

La fourchette des prix est relativement large entre la version hybride de 145 ch à partir de 40.900 € et la haut de gamme La Première électrique à 4 roues motrices de 275 kW (350 ch) à partir de 72.115 €. Sans les options. Lesquelles peuvent faire monter la facture jusqu’à 75.740 €. Revenons à notre motorisation, celle qui sera sans doute la plus demandée. La DS N°7 traction électrique de 230 ch se négocie à partir de 47.910 €. Pour la finition Étoile, cela débute à 57.240 €. Mais, il y a aussi la Pallas (50.265 €) et La Première (62.425 €). 

DS N°7

Au Grand-Duché de Luxembourg, les tarifs débutent à 39.548 € pour la version hybride et à 48.250 € pour la motorisation 100 % électrique. La déclinaison haut de gamme « La Première » dotée d'une transmission intégrale peut dépasser la barre des 77.000 € en ajoutant l'ensemble des options au catalogue. En France, le ticket d'entrée s'établit à 43.900 € pour le modèle hybride. L'accès aux versions 100 % électriques (E-Tense) nécessite un budget supérieur, avec une gamme qui démarre à 46.990 €. Juste sous le plafond pour le bonus écologique. En Suisse, la commercialisation débute à 42.900 CHF pour la motorisation hybride. Pour acquérir la version 100 % électrique E-Tense, le prix d'appel est fixé à 51.900 CHF.

DS N°7

Verdict

Moins extravagante que la DS N°8, la N°7 s’habille d’une robe distinctive. Difficile de passer inaperçu. Et c’est sans doute ce qui est recherché. À bord, l’ambiance est là aussi typiquement celle d’une DS. Les inserts sont décorés avec force de références fashion. Il faut toutefois puiser dans les finitions haut de gamme pour retrouver des matériaux nobles plus cohérents avec l’esprit premium revendiqué. Elle a cependant le bon goût de ne pas tout focaliser sur l’écran. L’ergonomie ne néglige pas les commandes physiques. Tant mieux, car la dalle tactile a montré des signes de réticence.

DS N°7

Il n’en reste pas moins que la DS N°7 est un SUV brillant sur la route. Sa motorisation électrique peut compter sur une aérodynamique soignée et une bonne gestion logicielle pour réduire sa consommation, surtout en conduite souple à moins de 50 km/h. L’absence d’architecture 800 V réduit fortement la vitesse de charge. Dommage, surtout avec la grande batterie quand il s’agira de partir loin. Alors que le coffre permet d’engouffrer pas mal de bagages. Un luxe qui se paie aussi, surtout avec les finitions dignes de la place Vendôme.

DS N°7

Texte et photos : © Olivier Duquesne

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