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Mini Aceman SE 54,2 kWh à l’essai – un compromis urbain

  • 15 janv. 2026 13:00

La Mini Aceman SE rappelle la Mini Clubman et se place dans la gamme entre les Cooper et Countryman. La Mini Aceman occupe un segment intermédiaire. Elle fonctionne exclusivement avec une motorisation électrique.

La Mini Aceman E est un faux break mesurant 4,08 m de long, 1,99 m de large avec les rétroviseurs et 1,51 m de haut. Ce n’est pas vraiment mini, mais le style est clairement identifiable à celui d’une voiture avec le badge Mini. Ce qui lui donne un ADN so british, jusqu’au dessin des feux arrière avec le motif de l’Union Jack. Cette signature lumineuse reste modifiable, tout comme les éclairages avant.

Sur le plan technique, la marque utilise la base de la Cooper électrique pour créer cette carrosserie à cinq portes. De plus, cette Aceman propose un volume de chargement supérieur. Son apparence conserve les traits caractéristiques du constructeur. L’habitacle intègre des commandes spécifiques, dont un commutateur de démarrage imitant une clé.

Comportement routier

Le comportement routier cherche à reproduire les sensations d’un kart. Mon dos confirme cette âme de go-kart. Les différents modes de conduite maintiennent une liaison ferme avec le sol. La rigidité se ressent lors du passage sur des défauts de la chaussée, provoquant des mouvements de caisse perceptibles par les occupants. Lesquels pourront apprécier, ou pas, la vivacité du moteur développant 218 ch (160 kW) avec un couple de 330 Nm. L’accélération de 0 à 100 km/h s’effectue en 7,1 s. Des sons synthétiques peuvent souligner les phases d’accélération.

Ses ambiances sonores, lorsqu’elles sont activées, accompagnent la conduite pour simuler une présence mécanique. Les tonalités évoluent selon l’allure tout en conservant une saveur numérique. Les jeux de lumière complètent l’atmosphère intérieure en l’absence de moteur thermique. C’est un ersatz de moteur thermique plutôt fun chatouillant les tympans. Le maintien des sièges atténue toutefois la fermeté de l’amortissement. 

La direction offre de la réactivité lors des changements de trajectoire. Son volant présente une jante de forte section, un peu trop épaisse, qu’il convient de maintenir fermement. Ce qui n’est pas très karting, en l’occurrence.

Autonomie et batterie

Les dimensions du châssis limitent forcément la capacité de la batterie. Le pack affiche 54,2 kWh, avec une réserve exploitable de 49,2 kWh. Ma consommation s’est établie à environ 15 kWh/100 km en usage varié. Sur les voies rapides, les valeurs ont atteint 19 kWh/100 km par temps doux et augmentent au-delà de 21 kWh/100 km en période hivernale.

L’autonomie peut néanmoins dépasser 350 km en conditions favorables lors de trajets mixtes. Sur autoroute, l’arrêt intervient après environ 200 km. C’est un peu court. La puissance de recharge en courant continu s’élève à 95 kW, permettant d’atteindre 80 % de capacité en 20 minutes. La charge en courant alternatif est limitée à 11 kW, demandant moins de 6 heures pour un cycle complet. Mini n’est pas vraiment championne en bornage.

Interface intérieure

L’habitacle dispose d’une dalle centrale circulaire regroupant les fonctions multimédias et les données de bord. Une référence au passé. Son affichage tête haute optionnel projette la vitesse et la navigation. Tant mieux qu’il soit là. Car sans cet équipement, la lecture des informations nécessite de regarder l’écran central. 

L’intégration des applications mobiles s’effectue dans un format carré au centre du cercle. Ce qui n’est pas du plus bel effet. Soit ! La personnalisation permet cependant d’utiliser ses propres images en fond d’écran.

Destiné principalement à un usage urbain et périurbain, ce véhicule offre 300 l de volume de coffre. En rabattant la banquette arrière, l'espace s'étend à 1005 l avec un plancher plat. Le volume permet le transport de bagages pour un usage courant, malgré l’absence de frunk sous le capot avant. Par ailleurs, l'accès à la place centrale arrière reste difficile pour un gabarit adulte.

Tarifs

En ce début 2026, la Mini Aceman E de 184 ch (135 kW), équipée d’une batterie de 42.5 kWh, est désormais disponible à partir de 33.350 € en Belgique. Sa déclinaison plus performante, la Mini Aceman SE, s’affiche à 37.350 € (hors affichage tête haute et sièges chauffants). Pour les amateurs de sensations fortes, la finition John Cooper Works avec le pack d’options M porte le tarif à 45.300 €. Bonne nouvelle pour l'autonomie hivernale : la pompe à chaleur est incluse de série sur toutes les versions.

Au Grand-Duché de Luxembourg, l’Aceman E débute à 32.250 €, tandis que l’Aceman SE est proposée dès 36.250 €. Le modèle haut de gamme en finition JCW avec pack M se négocie autour de 44.800 €. En France, l’Aceman E commence à 36.000 € et la version SE à 40.000 €, pouvant grimper jusqu’à 47.500 € avec les options équivalentes au modèle d'essai. En Suisse, l’Aceman SE débute à 43.500 CHF, dépassant les 51.800 CHF avec les options. Les prix d’entrée sont fixés à 34.490 € aux Pays-Bas. Enfin, pour le Royaume-Uni, le ticket d'entrée est de 31.800 £ pour la version E, tandis que la variante SE s'affiche à partir de 36.300 £.

Verdict

La Mini Aceman SE remplit son rôle de véhicule intermédiaire au sein de la gamme en proposant un format adapté à la ville tout en conservant l’identité visuelle de la marque. Ses performances dynamiques et sa réactivité moteur assurent une conduite nerveuse, fidèle à l’orientation sportive du constructeur. Son style extérieur demeure fidèle aux codes de la marque. L’habitacle se distingue, lui, par une finition soignée et une interface numérique originale. L’ergonomie de l’écran central demande malgré tout une certaine adaptation. Des commandes physiques facilitent l’accès aux réglages du châssis et au stationnement. Le levier de sélection permet notamment de varier la force de récupération d’énergie.

Sa conduite est fluide sur les routes bien entretenues. Un peu moins quand le revêtement est typiquement belge : en mauvaise posture. Ainsi, la fermeté de l’amortissement privilégie la précision de conduite, au détriment du confort. Et puis, sa motorisation électrique impose des limites lors des longs trajets autoroutiers en raison d’une autonomie qui se réduit rapidement à haute vitesse. Ce modèle s’adresse donc à une clientèle cherchant un véhicule compact et technologique pour des déplacements quotidiens urbains et périurbains, privilégiant le style et le dynamisme.

(Texte et photos : © Olivier Duquesne)
 

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